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François Valentin Né à Nancy
le 8 août 1909, François Valentin fait ses études supérieures à la
faculté de droit de Nancy, effectue son service militaire en 1931 en
tant que sous-lieutenant au 10ème Bataillon de Chasseurs à
Pied, à Saverne, et s’inscrit au barreau de Nancy en novembre 1931.
Responsable de mouvements de jeunesse catholique dès 1927, il est présenté
en 1929 au maréchal Lyautey retiré à Thoirey avec lequel il
entretiendra une relation étroite jusqu’à sa mort en 1934. Très tôt,
il s’intéresse à la politique et devient éditorialiste dans des
journaux régionaux. Docteur en droit depuis peu, il est élu député
de Meurthe et Moselle- plus jeune député de France- au printemps de
1936 et s’inscrit au groupe de la fédération républicaine. A Nancy,
il entre en relation avec le colonel de
Lattre, commandant le 151ème R.I.. En septembre
1939, il est lieutenant, puis, en mars 1940, capitaine au 158ème
régiment d’infanterie. En juin 1940 il est à l’état-major de la
14ème D.I. commandée par le général de
Lattre. Le 10 juillet
1940, il vote, avec 568 autres parlementaires, les pleins pouvoirs au
maréchal Pétain. Ami de
Xavier Vallat, secrétaire général aux anciens combattants, il accepte
le secrétariat général, puis la direction générale de la Légion
Française des Combattants et l’oriente dans une ligne patriotique et
anti-allemande. Il proteste contre le rappel en métropole du général
Weygand qui le dissuade de présenter sa démission au maréchal Pétain.
En contact avec la résistance à partir de novembre 1941, il démissionne
en mai 1942 quand Laval veut constituer le Service d’Ordre Légionnaire
au sein de la Légion Française des Combattants. Il s’inscrit
au barreau de Tulle et, avec maître Punthous, bâtonnier du barreau de
Toulouse, défend le général de
Lattre qui comparaît en janvier 1943 devant la section de Lyon
du tribunal d’Etat pour avoir désobéi aux ordres lui interdisant de
résister aux troupes allemandes pénétrant dans la zone libre. Par la
suite, il passe dans la clandestinité et rejoint l’armée secrète
sous le pseudonyme de Frédéric Vautrin, puis, à la tête d’un
bataillon F.F.I. dans le Tarn, sous celui de commandant Vincenot. En 1944 et
1945, il fait les campagnes de France et d’Allemagne, au sein de la 1ère
Armée à la tête de la 6ème
compagnie du 3ème Régiment de Tirailleurs Algériens de la
3ème Division d’Infanterie Algérienne. Il participe en
particulier à la défense de Strasbourg en janvier 1945 lors de la
contre-offensive de Von Rundstedt. En 1947 et jusqu’en 1950, il est éditorialiste
à L’Epoque. Parallèlement, il devient, en 1948, secrétaire général
de l’association « Rhin et Danube » fondée à la demande
du général de
Lattre. Pendant que celui-ci est haut-commissaire de France en
Indochine et commandant en chef des forces en extrême orient, François
Valentin est son représentant personnel à Paris ; il l’informe et
assure la liaison avec les milieux politiques. En septembre 1951, il
accompagne le général de
Lattre aux Etats-Unis dans son voyage d’information sur les
enjeux réels du conflit indochinois. Relevé de son
inéligibilité parlementaire (conséquence de son vote des pleins
pouvoirs au maréchal Pétain) à la suite du vote d’une loi
d’amnistie promulguée en novembre 1952, François Valentin peut être
élu sénateur indépendant de la Meurthe et Moselle en mars 1956 puis député
indépendant de Toul en novembre 1958. A l’assemblée nationale, il
est élu, en janvier 1959, président de la commission de la défense
nationale et des forces armées, et affirme ses convictions en faveur de
l’Algérie Française à la Chambre des députés et en venant témoigner
pour la défense, en mai 1961, au procès des généraux Challe
et Zeller. Chevalier de
la légion d’honneur, titulaire de la croix de guerre 1939-1945 et de
plusieurs citations, François Valentin meurt dans un accident de la
route le 24 septembre 1961 alors qu’il est à un poste clé à un
moment crucial de l’évolution de la situation en Algérie. Un ouvrage
d’Olivier d’Ormesson, intitulé « François Valentin »,
a été publié par les Editions Berger-Levrault en 1964. Lorsque le général Salan est adjoint militaire du général de Lattre en Indochine, il est fréquemment en relation avec François Valentin qui, de Paris, informe le haut commissaire de la situation politique en France. En décembre 1951, quand le général de Lattre entre en clinique à Paris, c’est François Valentin qui entretient la liaison avec Raoul Salan qui assure l’intérim des fonctions militaires du général de Lattre. Quand le général de Lattre vit ses derniers moments, c’est toujours François Valentin qui, jusqu’au 11 janvier 1952, date de la mort de de Lattre, envoie lettres et messages à Raoul Salan. |